Il est des territoires qui vous font rêver et qui transportent vos imaginaires. Parmi ceux-là, Belle-Île-en-Mer figurait assurément en haut de la (longue) liste des endroits que nous souhaitions découvrir. Outre la fameuse chanson que lui a consacré Laurent Voulzy, les différentes reportages télévisuels, mettant en évidence le charme de la plus grande des îles bretonnes située au large des côtes morbihannaises, ainsi que les quelques vidéos des dernières éditions de Belle Île en Trail que nous avons visionné ont constitué des atouts indéniables pour nous persuader de consacrer à Belle-Île une de nos périodes de vacances. Réjouis par l’expérience que nous avions vécu l’année dernière à l’Île de Ré, que nous avions découvert en pleine saison creuse, nous avons décidé cette année de tenter à nouveau l’aventure d’un tourisme plus « off » pour notre périple à Belle-Île. La période hivernale offre en effet des conditions idéales pour découvrir les paysages exceptionnels, révélés sous un nouvel angle par des couleurs plus sombres, qu’offrent ces îles en même temps qu’elle permet d’échapper aux affres du tourisme de masse que les submergent très souvent durant l’été. Belle-Île fait partie de celles-là, « victime » de son succès durant quelques mois de l’été, respirant le reste de l’année en perdant environ 40 000 habitants, pas moins que cela…Nous avons donc pris le bateau à Quiberon en direction du Palais en cette fin décembre avec un certain esprit d’aventure mais surtout avec le désir de découvrir, au plus vite, les paysages et les sentiers de l’île, en particulier ses côtes sauvages. Ne dérogeant pas à notre tradition, nous avons décidé de découvrir Belle-Île à travers le sport et notamment la randonnée. Quoi de mieux pour cela que d’emprunter le célèbre GR 340 qui, à travers ses 87 km de sentiers côtiers, se propose de faire tout simplement le tour de l’île. Etant impossible pour nous de réaliser la boucle en entier, nous avons décidé d’organiser notre voyage autour de cinq randonnées, avec l’idée de parcourir une distance moyenne comprise entre 15 et 20 km par jour, ce qui correspond à une durée n’excédant pas les 5 heures d’effort compte tenu de la faible durée du jour qui règne durant cette période. L’autre idée de notre périple consistait à parcourir les différentes côtes et points d’intérêts du GR 340, en privilégiant tout de même les parties Ouest et Sud de l’île, plus sauvages. Nous vous proposons de revivre nos randonnées en vidéo :

Que dire, sinon que Belle-Île-en-Mer restera sans nul doute longtemps dans nos mémoires. Nous avons particulièrement été séduits par la beauté des paysages et notamment de ses côtes aux rivages escarpés et aux couleurs intenses, l’intérieur de l’île étant un peu plus quelconque. Les parties Ouest et Sud constituent sans nul doute les plus belles de l’île, notamment celles de part et d’autres de la plage de Donnant qui constitue un véritable havre de paix au milieu des falaises sauvages et accidentées. Nous aurions aimé découvrir la partie située entre la Pointe de Pouldon et la Pointe du Skeul, mais ce n’est sans doute que partie remise. Nous aurions également souhaité, à l’occasion de notre dernière randonnée, découvrir la côte située à l’Est de Sauzon mais le froid ambiant, avivé par  un vent polaire nous en ont malheureusement dissuadé… Nous ne nous plaindrons pas des conditions météos car elle ont été des plus favorables, avec des températures oscillant en moyenne entre 7 et 11°C, seul un petit crachin le matin de la troisième randonnée étant venu nous rappeler que nous étions en Bretagne, sur un petit caillou isolé au milieu de l’océan.Concernant les sentiers à proprement parlé, nous avons été surpris par le dénivelé qu’offre les nombreuses falaises escarpées et les plages encaissées que sillonne le GR 340. Ces parcours en up et down, loin de nous déplaire, offrent une diversité de panoramas en même temps qu’ils ajoutent certaines difficultés, particulièrement accrues lors de certains passages techniques, que les sportifs et amateurs de nature que nous sommes ont particulièrement apprécié. La faible fréquentation de l’île à cette période, particulièrement perceptible et appréciable sur les sentiers, est venue nous conférer un sentiment de liberté et ainsi compléter un tableau de voyage pas loin d’être parfait.Pour plus de renseignements sur Belle-Île-en-mer, cliquez ici.

Vous pouvez aussi retrouver le détail de nos randonnées sur nos comptes Strava, ici ou .

 

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