Comme vous le savez, j’ai été blessée durant de nombreux mois en raison d’une douleur à un genou qui m’a quelque peu éloignée de la course à pied. Grâce à un bon kiné, des exercices de renforcement musculaire et beaucoup de patience, j’ai réussi à progressivement rechausser mes baskets au début de l’année 2019, puis à accrocher à nouveau des dossards au mois d’avril et de juin, en participant avec Julian à la Foulée Montreuilloise puis aux Foulées du 12ème. Ma participation à ces deux courses sur route m’a permis de me rassurer quant à ma capacité à courir à nouveau normalement mais j’ai rapidement ressenti le besoin de me fixer un nouvel objectif, d’ordre chronométrique, afin de me tester et de mesurer mon niveau actuel. Après plusieurs semaines de réflexion, j’ai finalement opté pour les 10 km de l’édition parisienne de l’Odysséa. Le fait que mon entreprise y participe a largement concouru à ce choix, tout comme le fait que la compétition se déroule au Bois de Vincennes, à quelques km de chez moi. Cela faisait en réalité plusieurs années que l’idée de participer à l’Odysséa, notamment au format 10 km, me trottait dans la tête sans oser véritablement franchir le pas, mais l’émulation entre collègues et l’idée de courir en leur compagnie ont fait la différence cette année. J’étais enfin particulièrement motivée à l’idée de courir à nouveau – après ma participation à La Parisienne il y a quelques années –  pour la bonne cause et d’apporter ma (petite) pierre à l’édifice dans le cadre de la lutte contre le cancer du sein.

Ma course

Après plusieurs semaines de préparation, où j’ai multiplié les sorties et progressivement allongé les distances, je me suis donc présentée à l’entrée de l’hippodrome de Vincennes en ce dimanche 6 octobre 2019. Une fois passée au stand de mon entreprise, j’ai pris place dans le Sas des “moins de 1 heure” en compagnie de quelques collègues et de milliers d’autres coureurs. L’attente a été particulièrement longue avant de pouvoir franchir l’arche de départ, même après le coup de feu tiré, tant il y avait du monde. Je me suis ainsi élancée difficilement sur ces premiers mètres, zigzaguant à de nombreuses reprises au milieu de milliers d’autres participants. J’ai en fait été surprise de constater que le concept de Sas avait perdu tout son sens ici tant les niveaux étaient mélangés, de nombreux participants adoptant des trajectoires plus que sinueuses sur les premiers mètres du parcours, ce qui obligeait à être particulièrement vigilant et concentré. J’ai même été prise dans un bouchon à la sortie de l’hippodrome dont je me suis heureusement extirpée assez rapidement…

Une fois sortis de l’hippodrome, j’ai rejoint avec mes collègues la piste de l’anneau cycliste de Vincennes, bitumée et beaucoup plus large. Nous étions pourtant entourés de toujours autant de monde mais nous pouvions désormais courir normalement et à notre rythme. Nous n’étions pas encore sortis du circuit que le doute vint subitement s’installer en moi : j’ai en effet ressenti un début de douleur à mon genou dans un long faux plat montant. J’ai alors décidé de ralentir et de me recentrer sur ma foulée ; j’ai donc proposé à mes collègues de continuer de progresser à leur allure tandis que je réduisais la mienne, passant progressivement de 5’30 au km à 5’40.

Le remède s’est avéré efficace assez rapidement, la douleur ayant progressivement diminué pour progressivement s’effacer à l’approche du 5ème km. J’ai donc décidé d’augmenter à nouveau le rythme et de ne pas m’arrêter au ravitaillement de la mi-parcours, ce qui m’a permis de doubler de nombreux autres participants, dont certains collègues.

Les hectomètres suivants, qui se déroulaient sur des sentiers du bois rendus boueux et parfois difficilement praticables par la météo et la pluie, se sont avérés particulièrement exigeants. Les glissades de certains autres concurrents m’ont alors fait redoubler de vigilance. Heureusement, nous avons rapidement retrouvé des terrains plus praticables puis le bitume. De mon côté, j’ai croisé Julian aux alentours du 7ème kilomètre, venu m’encourager et qui a décidé de prendre ma foulée et de m’accompagner jusqu’à l’entrée l’hippodrome. Cela m’a permis de réaliser les derniers km du parcours sur un rythme assez intense (aux alentours de 5’20) et de doubler d’autant plus de concurrents. Les derniers 700 mètres du parcours, en faux plat montant et sur la piste de l’hippodrome, ont sans doute été les plus durs mais je suis tout de même parvenue à jeter mes dernières forces et à franchir la ligne d’arrivée en 53 mn et 50 sec.

Mes impressions

Au final, j’étais plutôt satisfaite de mon résultat étant donné que j’ai réalisé un de mes meilleurs chronos sur la distance, dans des conditions qui n’ont pourtant pas été optimales. Pour l’anecdote, j’ai terminé 1ère féminine et 4ème au classement de mon entreprise, de quoi pouvoir quelque peu pavoiser le lundi au bureau !

Quant à la course et son organisation, mes impressions sont un peu plus mitigées : si l’ambiance y est chaleureuse et conviviale, le nombre sans doute trop important de participants ainsi qu’un parcours dont certaines portions (les sentiers du Bois de Vincennes) apparaissent inadaptées à une course de ce calibre, ne permettent pas de trouver sa foulée et de s’exprimer pleinement, surtout si on se retrouve en plein milieu de peloton… Il faut avouer que les conditions météos de cette année n’ont clairement pas arrangé les choses…  Bref, il faut avant tout participer à l’Odysséa pour la bonne cause et sa convivialité  !

Pour plus d’infos sur la course, cliquez ici.

Auteur(s)

Pauline

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